7.4 - METHODE - Comment réaliser un diagnostic socio-économique ?
























































Communication et sensibilisation

Bien qu’il ne soit parfois pas possible de présenter certaines données issues des consultations au sein du PG car elles ne sont pas pertinentes vis-à-vis des enjeux (qu’ils soient écologiques, culturels, de connaissance, etc.), il est possible de les garder afin de les valoriser dans un autre contexte ultérieurement, tel que le savoir local.
 

Points de vigilance :

- Il est primordial d’identifier ce qui a réellement une influence pérenne (positive ou négative) sur les enjeux de conservation de l'ENP afin de ne pas tomber dans le travers de la recherche d’exhaustivité.

Se demander régulièrement si ce que l’on apporte comme informations change quelque chose pour les enjeux ou non.

N.B. : si un groupe d'acteur souhaite affiner l'état des lieux de son activité, il relève de sa responsabilité de s'impliquer activement dans sa réalisation.











Et pourquoi pas ? Présentation des activités culturelles

S'il y a lieu, le diagnostic socio-économique peut être complété par une présentation des activités culturelles (cf. ci-dessous). Elles peuvent être présentées de façon spécifique, ou au sein des activités touristiques si ces dernières les abordent.

Où chercher, à qui s’adresser ?

- Données sur les statistiques agricoles (Recensement Général Agricole – RGA) : site AGRESTE, RPG ; les pratiques, usages locaux : DDTM, ADASEA, Chambre d'Agriculture, exploitants ou leurs syndicats.

- Données sur la gestion forestière : DDT(M), ONF, CRPF, syndicats des propriétaires forestiers sylviculteurs…

- Données sur la gestion de l'eau : Gest’eau

- Données sur les activités cynégétiques (chasse, piégeage, gestion des milieux naturels etc.) : Orientations régionales pour la faune sauvage et l’amélioration de la qualité de ses habitats (ORGFH) ; Structures ressources : FDC, FRC, ONCFS…

- Données sur les activités de pêche (professionnelle maritime : Système d’Informations Halieutiques (SIH) de l’Ifremer, prud’homies en Méditerranée +, de loisirs : AAPPMA, Fédérations de pêche…)

- Données sur le tourisme : Comités départementaux du Tourisme, Offices de tourisme…

- Données sur le cadastre : géoportail

Exemple d'informations à rechercher par type d'activités (Source : Annexe 23, Guide méthodologique - Elaboration DocOb, CT n°82, ATEN)

Réglementation

Ce type de consultations qui peuvent être menées pour élaborer l'état des lieux du plan de gestion et notamment le diagnostic socio-économique, ne constituent pas une obligation réglementaire, bien qu’elles soient fortement conseillées afin de garantir l’adhésion au PG des acteurs locaux et leur appropriation.

Et dans le cadre de PG multi-sites ?

Les consultations
En fonction de la localisation des sites, de leur éloignement et de leur superficie, il est parfois possible de mutualiser les consultations. Ceci permet de faire des économies d'échelles mais également d'avoir une vision d'ensemble du contexte des sites, ce qui peut être particulièrement pertinent dans le cas où des liens fonctionnels existent entre eux. Dans la même logique, cela est également possible dans le cas de superposition de sites (e.g. consultations mutualisées des acteurs du territoire dans le cadre de l'élaboration des DocOb des sites Natura 2000 « Est et sud de Béziers » [FR9112022] et « Orpellières » [FR9101434]). La typologie des acteurs à rencontrer est alors à définir de façon bien précise en fonction du contexte local, des enjeux et des finalités de création respectives des ENP concernés afin que l’ensemble des données et informations à récolter, ainsi que les problématiques soient traitées adéquatement sur les sites se chevauchant.

Points clés de mise en œuvre

✔ Bien identifier les données pertinentes à considérer en fonction du contexte local (enjeux, moyens, acteurs sur le site, etc.) afin d’éviter une partie descriptive sans grand intérêt pour la future gestion à mettre en œuvre ou la compréhension du fonctionnement du site et de ses écosystèmes en lien avec les activités sur le site et à proximité. 

✔ Faire appel aux personnes ressources compétentes dans chaque domaine spécialisé (e.g. FDC, FRC et syndicats pour la chasse, Chambre d’Agriculture, voire agriculteurs pour les activités agricoles etc.) :

- mise en lien de différents acteurs du territoire ;

- intégration de ces structures dans le processus d'élaboration du plan de gestion qui peut ainsi en faire des parties prenantes de la démarche ;

- justesse, précision, actualité et validation des données, ainsi que mise en perspective qui permet d'avoir une vision globale sur les contextes locaux.

Avoir le sens de l'écoute, être et rester « ouvert d'esprit ».

mise à jour: 16/07/2015

 

Objectif : Avoir un aperçu des éléments à considérer dans le cadre d'un diagnostic socio-économique, et des outils pour les récolter.

Il peut être pertinent de donner un aperçu des activités socio-économiques au sein de l'espace naturel protégé mais également à proximité afin d'avoir une meilleure compréhension de l'état de conservation des habitats, espèces et des fonctionnalités, anticiper les tendances évolutives du site, et enfin définir des objectifs et stratégies de gestion prenant en compte les différents leviers agissant sur l'espace naturel protégé.

ibliographie
Pré-requis

Différents types de « diagnostic socio-économique » avec différents degrés de précision peuvent être nécessaires pour chaque catégorie d'ENP, et ce, parfois même en fonction du contexte local (cf. fiche 2.1).

Dans cette fiche figurent quelques outils concrets pour élaborer différentes parties et volets d'un diagnostic socio-économique : en fonction de ses besoins, le lecteur pourra se référer ainsi à la partie qui l'intéresse pour réaliser le diagnostic le plus pertinent pour son ENP :

  • Recueil de données bibliographiques ;
  • Résultats de suivis d’activités ;
    Et l’approche «à dires d’acteurs» étant complémentaire à une approche scientifique et statistique :
  • Consultations (entretien de visu avec enquêtes semi-directives, questionnaires…).

 

Analyse bibliographique et recueil de données auprès des acteurs du territoire

Etapes dans le recueil d’informations

Différentes étapes dans le processus de recueil d’informations peuvent être formalisées (cf. schéma ci-contre). Le recours à l’un ou l’autre des outils et le niveau de détail associé est circonscrit par la pertinence de l’information recherchée vis-à-vis des enjeux, et limité par plusieurs facteurs qui conditionnent la récolte de données :

 

  • La taille du site : plus le site est grand, plus il y a de parties prenantes en général, et par là-même, plus les relations et enjeux sont complexes (bien que de petits sites puissent aussi présenter une complexité de liens et d’acteurs, e.g. notamment sur le littoral avec les aspects liés au tourisme, à la fréquentation, la gestion des risques, la pêche, la chasse, etc.). Même si les budgets alloués sont en général adaptés aux enjeux socio-économiques existants sur le territoire, l’effort de récolte de données doit être d’autant plus focalisé sur les éléments primordiaux lorsque l’on est sur un grand site et que de nombreuses données disparates sont disponibles.
     
  •  Le budget : certaines méthodes sont très couteuses à mettre en œuvre (e.g. survol aérien avec enregistrement vidéo pour estimer la fréquentation nautique non encadrée) ;
     
  • Les moyens humains : dépend des forces en présence mobilisables sur les aspects socio-économiques, et des compétences naturelles de ces personnes en termes relationnels et humains.
     
  • Le temps : délai de réalisation plus ou moins long/contraint pour les plans de gestion, disponibilités différentes des chargés d’élaboration du diagnostic socio-économique pour mener cette tâche à bien, etc. ;
     
  • La dynamique et l’implication des acteurs : plus les acteurs sont mobilisés, plus la récolte de données sera aisée car le travail principal consistera seulement à sélectionner les informations principales pertinentes à faire figurer dans le plan de gestion.

 

Ainsi, il est préférable de commencer par se pencher sur les données bibliographiques pertinentes à disposition, et de les compléter par la suite par des consultations de visu ou par écrit. Cela permet de montrer lors de cette seconde phase que l’on a déjà une certaine connaissance du territoire, tout en faisant attention à rester ouvert, à l’écoute et enseignable, afin d’éviter le piège du « Je sais déjà tout ».

Usagers et activités socio-économiques - Aperçu de types d’activités et de pratiques en lien potentiel avec le patrimoine naturel et les fonctionnalités du site

Voici un aperçu de différentes activités ou acteurs en lien avec la conservation de la biodiversité sur lesquelles il peut être intéressant de se pencher dans le cadre du diagnostic socio-économique d'un espace naturel protégé :

Quelques données institutionnelles sur ces différents usagers et activités sont à disposition sur internet (cf. encart « Où chercher, à qui s’adresser ? » ci-après) et peuvent dans certains cas suffire à brosser un tableau global de son site (faible superficie, ou peu d'acteurs...) pour cerner les interactions potentielles en lien avec la fonctionnalité du site et son patrimoine naturel.

Quelles données collecter en fonction des objectifs et des besoins ? 

Toute une panoplie de données est disponible sur les aspects socio-économiques comme vu plus haut. Il est donc primordial de naviguer parmi ces données sans s’y noyer, afin de cibler les informations pertinentes pour la compréhension des liens entre facteurs anthropiques et enjeux, et ainsi d’être efficace dans l’élaboration du plan de gestion. Cela permet d’optimiser le temps passé sur ces aspects, qui peut éventuellement permettre de dédier plus de temps sur les autres parties du PG telle que la définition de la vision à long terme du site qui a souvent tendance à être traitée trop rapidement.

Pour cela, il est donc avant tout primordial de cibler les objectifs et besoins, auxquels l’on peut associer des actions, et des sources à mobiliser :

Quoi ? Qui ?
Définir les activités/métiers pratiqués sur le site ou à proximité et qui peuvent avoir une influence sur ses fonctionnalités ou son patrimoine naturel.

✔ Où ?
Spatialiser les zones d’activités et leur zone d’influence.

✔ Quand ?
Identifier la saisonnalité des pratiques.

Comment ? Combien ?
Qualifier et quantifier les pratiques (e.g. fréquentation nautique, effort de pêche…).

En fonction du contexte, il est également possible de (particulièrement approprié pour le milieu marin ou très grands sites avec des activités identifiées très importantes en termes socio-économiques) :

Prendre en compte la réglementation existante ainsi que les bonnes pratiques mises en œuvre par la profession
⇨ Recenser et analyser l’ensemble de la réglementation encadrant les activités en lien avec la gestion environnementale ;
Identifier les bonnes pratiques mises en place par la profession.

Prendre en compte l’évolution de l’intensité de l’activité dans le temps (e.g. pêcheries, activités agricoles ; etc.)
⇨ Donner un ordre d’idée de l’évolution des indicateurs de l’intensité de la pratique (e.g. nombre de navires, nombres d’exploitants…).

Quantifier l’importance socio-économique de l’activité
⇨ Donner un ordre d’idée de l’évolution des indicateurs de l’importance socio-économique (e.g. nombre de navires et de marins, volume et chiffres d’affaires etc.).
Toutefois, en cas de besoin d'informations plus détaillées, il est également possible de procéder à des consultations pour compléter ces éléments et les approfondir (cf. ci-après). Ces consultations sont également une opportunité d’information sur la démarche de conservation de la biodiversité au travers de la gestion de l’ENP et de sensibilisation auprès des acteurs locaux. Des exemples d'informations à recueillir dans le cadre d'entretiens de visu ou par écrit au travers de questionnaires et enquêtes sont donnés par type d'activités sur le lien ci-contre.

Quand consulter pour recueillir les informations sur le cadre socio-économique, qui, et comment ?

Quand ?
Les consultations interviennent pour la plupart lors de la phase d'élaboration de l'état des lieux. Elles peuvent être menées en parallèle des inventaires écologiques ou par la suite. Il est toutefois à votre avantage de connaître les enjeux du site afin de bien cerner et détailler les usages et activités qui entrent en interaction avec eux, et optimiser les protocoles d’acquisition de connaissances des activités en ciblant mieux l’effort d’enquête. De plus, réaliser les entretiens en ayant déjà un premier aperçu des enjeux permet d'apporter des réponses aux personnes consultées qui peuvent être en demande de précisions sur les enjeux écologiques. Il est important que les échanges d’informations soient réciproques. Le but est de recueillir de l'information mais aussi d'établir une relation avec l'interlocuteur et de solliciter son implication dans le projet de gestion. Il est donc conseillé de ne pas procéder à un interrogatoire et d'entamer, lorsque l'interlocuteur y est favorable, une discussion à bâton rompu et constructive, tout en recadrant de temps en temps sur le sujet en question.

Qui ?
Comme vu plus haut, un ensemble plus ou moins important d'acteurs (en fonction de la taille du site, des enjeux présents etc.) peut être intéressant à consulter dans le cadre du diagnostic socio-économique. Toutefois, il est malheureusement souvent difficile d'arriver à consulter tout le monde, faute de temps et de moyens. Dans ce cas, il est possible de prioriser les acteurs à rencontrer ou de consulter plusieurs acteurs à la fois. Il peut être opportun de consulter en premier lieu les élus et techniciens des communes et des représentants d'acteurs qui ont souvent une vision de l'ensemble des activités sur leur territoire, et qui pourrons par exemple aussi nous aiguiller vers des acteurs précis que nous n'aurions pas identifiés.

Comment ?
Différents modes de consultation sont envisageables dans le cadre d'un diagnostic socio-économique, tels que les entretiens de visu ou à distance (par téléphone, appels vidéos, plateformes téléphoniques...), et les questionnaires. Pour avoir des indications sur la fréquentation ou sur la perception des usagers sur l'espace naturel, des sondages peuvent être également menés.

  • Entretiens : ils permettent en fonction des contextes locaux, de recueillir des informations précises sur les activités sur le site ou dans sa zone d’influence, mais aussi de « sonder » la perception de la démarche par les acteurs, de les sensibiliser, et d’identifier (voire de désamorcer) certains conflits en amont des phases de concertation éventuelles. Les entretiens se font en général en bilatéral, mais peuvent aussi regrouper différentes structures en fonction du temps, des moyens, etc.

Inter-communalité et communes en dépendant (cf. site Natura 2000 « Plaine de Fabrègues-Poussan » FR9112020), Fédérations Départementale et Régionale des Chasseurs ainsi que les syndicats de chasse communaux concernés…

  • Questionnaires : Dans certains cas, il n’est pas possible de rencontrer tous les acteurs socio-économiques du site (taille du site importante, site relié par les aspects fonctionnels à de nombreuses activités extérieures au site, etc.). Ou bien encore, les disponibilités des uns et des autres ou les conflits d'usages rendent difficiles les entretiens de visu seuls ou à plusieurs. Dans ces cas de figure, il est possible de procéder à une consultation au travers de questionnaires. Adaptés à chaque type d'acteurs (collectivités territoriales, activités cynégétiques, carriers, agriculteurs etc.), ils permettent de recueillir des informations précises.
    A noter que les questionnaires peuvent également servir de trame en appui lors des entretiens pour n'oublier aucun élément, et peut également être communiqué en amont de la rencontre pour que la personne consultée ait eu la possibilité de réunir tous les documents nécessaires ou de contacter les personnes ressources pour le « jour J ».

Cas des représentations culturelles de l'ENP

Il est possible de réaliser une enquête spécifique sur ce sujet, mais si cette thématique n'est pas prioritaire dans le plan de gestion, préférer une intégration de questions ouvertes sur ce thème lors des entretiens menés dans le cadre du volet socio-économique, comme par exemple :

✔ « Quels mots, quels sentiments ou souvenirs qualifient le mieux cet espace naturel protégé, pour vous ? »,
✔ « Pourquoi, selon vous, le site a été protégé ? »,
✔ « Comment faudrait-il gérer ce site ? »…

Résultats et analyses des données

Diagnostic de gestion passée et actuelle

Dresser et analyser l’historique de la gestion sur l’ENP et à proximité (e.g. si présence d’exploitations polluantes dans la zone d’influence du site) afin d’identifier les tendances évolutives et les leviers d’actions pour orienter la gestion (actions à continuer, à modifier, etc.).

Les tendances évolutives peuvent être notamment mises en évidence au moyen d’une analyse diachronique basée sur l’évolution de l’occupation du sol sur le site. Ainsi, au travers d’une comparaison et analyse de photos aériennes, voire clichés, au fil du temps (cf. exemple ci-desous), il est possible de mettre en évidence et/ou d’interpréter :

  • Une évolution des pratiques de gestion (e.g. fermeture des milieux suite à la déprise agricole, disparition des éléments linéaires structurants de type haie, alignements d’arbres entre parcelles agricoles liée au démembrement ; inondations différentes des habitats par disparition/modification de la gestion hydraulique sur le site, etc.).

Par ailleurs, cette analyse diachronique est un outil pertinent également pour les parties suivantes du diagnostic socio-économique afin d’identifier et analyser les autres activités et pressions sur le site, leurs tendances évolutives et leurs effets sur le patrimoine naturel et les fonctionnalités du site (e.g. pression d’urbanisation, usages agricoles autres que le pâturage qui peut être utilisé en moyen de gestion – arrachage de vignes…, dans des cas extrêmes, de graves pollutions etc.).

Inventaire des activités humaines

Il s’agit d'établir un bilan des activités en cours et prévues sur le site et dans sa périphérie d’influence qui pourraient avoir un effet positif ou négatif sur les habitats/espèces et fonctionnalités du site. Il est important de collecter les données en fonction des objectifs et des besoins sur le site (trop de données inutiles et/ou incohérentes peuvent nuire à la clarté du PG).

  Cartographier si possible les usages afin de les croiser avec les enjeux écologiques dans la synthèse de l’état des lieux et ainsi bien visualiser les zones où des conflits d’intérêts peuvent exister ou encore identifier les vocations des différents secteurs de l’ENP (e.g. secteur « sauvage » interdit au public, secteur à vocation d’accueil du public tout en le canalisant etc.)

 

Analyse des activités, de leurs tendances évolutives et de leurs effets sur le patrimoine naturel et les fonctionnalités du site

Une fois les activités identifiées, leurs logiques, interactions et effets doivent être mis en perspective avec l’évolution de l’état de conservation des habitats et espèces, ainsi que les aspects fonctionnels des milieux. Dans certains cas, l’occupation du sol peut aussi être un outil pertinent pour visualiser ou expliquer un contexte socio-économique sur un territoire donné. En outre, une analyse diachronique sur une occupation du sol pourra aussi mettre en évidence l’évolution des activités sur un territoire (abandon ou changement de pratique, cf. ci-dessus).

Analyse des tendances de l’évolution de l’activité agricole, du développement de l’urbanisation, de l’exploitation forestière... et des pressions associées sur les habitats/espèces/fonctionnalités du site.

Les infrastructures et accès au site

Localiser les infrastructures sur le site, voire à proximité si cela est pertinent vis-à-vis des enjeux du site en explicitant les influences potentielles au regard des aspects fonctionnels (e.g. autoroute bordant le site qui pourrait constituer une barrière en termes de fonctionnalité pour certaines espèces : utile pour avoir des informations sur les flux potentiels, la connectivité entre espaces naturels, ou encore en termes d’activités socio-économiques etc.) ainsi que les accès au site. L’inventaire et la localisation des infrastructures sont également très utiles pour envisager la possibilité d’entreprendre des travaux lourds de restauration nécessitant le passage d’engins.

Patrimoine culturel

La valeur sociale et culturelle du patrimoine peut être trouvée au niveau de : lieux de promenade dominicale, lieux regardés comme esthétiques par la population ou les touristes, lieux chargés d’histoire locale (anciennes terrasses, salines désaffectées...), lieux magiques ou sacrés (contes et légendes, tradition locale), lieux inspirateurs de peintres ou d’écrivains célèbres…
 

Synthèse du diagnostic socio-économique et culturel

Il est important de réaliser une synthèse à l’issue du diagnostic socio-économique (comme pour chaque autre diagnostic), afin d’en rappeler en quelques mots les points essentiels, mettant toujours en lien les activités au regard des habitats/espèces et fonctionnalités.

Bibliographie

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Henocque Y., Satumanatpan S., Juntarashote K. and Tandavanitj S. 2006. A manual for assessing progress in coastal management – Towards a common understanding of the role of co-management. Coastal Habitats and Resources Management (CHARM) Manual, 59 p.
Denis

Rodriguez T. , Fourrier A., Mazouni N., Rey-Valette H., Roussillon J-P., Laugier T. & Loubersac L., 2007. Guide méthodologique d’aide à la prise en compte des problématiques maritimes dès le diagnostic des SCOT côtiers.

MAIA. 'Fiches recommandations' pour les activités de pêche professionnelle sur sites Natura 2000.

MAIA. Le diagnostic socio-économique. Retour sur expérience.

 

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